WPC5 2k BNmZTimes Roman3|xo\  PCXP"^2CRddCCCdq2C28dddddddddd88qqqYzoCNzoozzC8C^dCYdYdYCdd88d8ddddCN8ddddY`(`lC2CC!CCCCCCCCCCd8YYYYYYzYzYzYzYC8C8C8C8ddddddddddYddddYYYYYYYdzYzYzYzYddddddddC8C8C8C8Ndz8z8z8z8z8ddddddCCCoNoNoNoNz8z8z8dddddddzYzYzYdz8dCoNz8dddddLaurentiusLAURENTI.PRSo\  PChhhhw7XP2M X"m^99Irr.DDPx9D99rrrrrrrrrr99xxxrЉ}9gr}‰}999`r.rrgrr9rr..g.rrrrDg9rggggD5DxD9DD"DDDDDDDDDD}9rrrrrͶgrrrr99999999rrrrrrrrrgrr}rgrrrggggrrrrrrrrrrrrr99999.99ggr.r.r.r.r.rrrrrr”DDDgggg}9}9}9rrrrrr”g}g}g}grr.rDg}9ggrrrKH9nrD}rrrrrLKrr'DDrDDrrgg.D USES << ӟ hh Times RomanCourier7oC2o\  PCXPT?xxx  x6X@KX@ { findfont } { dup nbuff cvs dup length 1 sub get 82 eq { dup nbuff dup length 1 sub 0 exch getinterval findfont begin currentdict dup length d2,  Z A3|xLaurentiusLAURENTI.PRSx  @hhhhw7X@ 3'3'Standard6&&ein wittgensteiniana wittgensteiniano6&StandardLAURENTI.PRSx   Ђ#x  @U X@# dddd  hh X` hp x (#%'0*,.8135@8:$45w>xzPCP2't# $!"m^..:[[m$77@`.7..[[[[[[[[[[..```[mmvvmdv.Rm[vmvmdvmmmd...M[$[[R[[.[[$$R$[[[[7R.[RvRRR7+7`7.777777777777d.m[m[m[m[m[vRm[m[m[m[........v[[[[[v[v[v[v[mRm[v[d[mRm[m[m[vRvRvRvRv[m[m[m[m[[[[[[[v[v[.....$..RmR[$[$[$[$[$v[v[v[v[[[v7v7v7mRmRmRmRd.d.d.v[v[v[v[v[v[vmRdRdRdRv[[$v[v7mRd.mRmRv[[v[K9.X[7d[[[[[=<[yy[77[77[[RR$7"m^.7N[[v.77@`.7..[[[[[[[[[[77```dvvvvmdv.[vdvmvmdvmmmd7.7`[.[d[d[7dd..[.dddd@[7d[[[R@.@`7.777777777777d.v[v[v[v[v[v[m[m[m[m[........vdddddvdvdvdvdm[v[vdddm[v[v[v[v[v[v[v[vdm[m[m[m[ddddddvdvd........[v[d.d.d.d.d.vdvdvdvdddv@v@v@m[m[m[m[d7d7d7vdvdvdvdvdvdm[dRdRdRvdd.vdv@m[d7m[m[vddvdK9.[[7d[[[[[=<[yy['RR[77[[dd.RvxzPCP >7={D9-{"zpC >1b6.:b"zpCX2/`(.%&d-T?xxx x6X@KX@#1^6.8:^xzPCXP  $.Y3+YxzPC5P %9n?6\nxzPCP>&9s?6Qs"zpC>(.\3+\"zpC5'9s?6Qs"zpC,.Y3+/zYzdxC5X|**\3+Hfb\Lb:xЀC5+d >$45w>xzPCP6=vD9 vxzPCP >7={D9-{"zpC >91b6.:b"zpCX 8={D9-{"zpC 1^6./:^zdxCXX|,b6.Ht:bLb:xЀCX"m^ )@@fM&&-C & @@@@@@@@@@ CCC@uMMSSMFYS 9M@`SYMYSMFSMlMMF 6@@@9@@ @@9`@@@@&9 @9S999&&C& &&s&&&&&&&&&&F M@M@M@M@M@sfS9M@M@M@M@ S@Y@Y@Y@Y@S@S@S@S@M9M@S@YFY@M9M@M@M@S9S9S9S9S@M@M@M@M@Y@Y@Y@Y@Y@Y@S@S@  9M9@@@@@S@S@S@S@Y@Y@slS&S&S&M9M9M9M9F F F S@S@S@S@S@S@lSM9F9F9F9S@@S@S&M9F M9M9S@Y@S@K( >@&F@@@@@**@UU@&&@s&&@@s99s&s2bP/F^5T?xxx x6X@KX@#1^6.8:^xzPCXP  $.Y3+YxzPC5P %9n?6\nxzPCP>&9s?6Qs"zpC>(.\3+\"zpC5'9s?6Qs"zpC,.Y3+/zYzdxC5X|**\3+Hfb\Lb:xЀC5+d >$45w>xzPCP6=vD9 vxzPCP >7={D9-{"zpC >91b6.:b"zpCX 8={D9-{"zpC 1^6./:^zdxCXX|^,b6.Ht:bLb:xЀCXj"B& 5BxzPCP a ۟ESES .,,. 6&&ein wittgensteiniana wittgensteiniano6&StandardLAURENTI.PRSx  6&finitif@p@@FF MMx6&StandardINA4 simple interl.&Npage,ANhh #Xh"^ vP)E8XP#  =   hh ۊESFR v   ^  Les R/gles de la Controverse  ^O  :dans la Pol)mique Leibnizienne sur la Succession Espagnole  R ~Lorenzo Pe9a & Txetxu Aus1n  f 1 Segundas Jornadas de la Sociedad Leibniz de Espa9a  Madrid, noviembre de 1993  f * Les principes m)thodologiques avanc)s par un philosophe doivent +tre )valu)s non seulement en euxm+mes mais aussi par rapport ! la fa'on dont celui qui les a propos)s en tient compte dans sa pratique intellectuelle. Ce n'est pas ! dire que le simple fait que les principes en question soient respect)s ou pas par ceux qui les ont )nonc)s puisse constituer une preuve quelconque de leur validit) ou de leur invalidit). Toutefois, aussi bien du point de vue du jugement ! porter sur l'oeuvre de l'auteur que d'une premi/re appr)ciation de la viabilit) et de l'impact r)el des principes, on ne saurait se passer de l')tude de l'application des principes, ! commencer par ceuxl! m+mes qui y ont vu des proc)dures permettant d'aller de l'avant dans l'approche de la connaissance. Il en va ainsi non seulement pour ce qui est des connaissances purement th)or)tiques mais aussi en ce qui concerne le savoir pratique, y compris les domaines de l'action humaine et de la justice dans les relations entre les hommes. Si cette norme est valable en g)n)ral, elle est, para3til, encore plus indispensable lorsqu'il s'agit d')valuer l'oeuvre d'un philosophe comme Leibniz et notamment ses principes m)thodologiques sur la fa'on de mener les d)bats ou les controverses, puisque le penseur saxon a toujours con'u une unit) )troite entre la th)orie et la pratique et qu'il tient aux crit/res que nous pourrions appeler pragmatiques, non pas en tant que sources d'un soidisant verdict ultime et irr)cusable mais bien comme indices qui ne sauraient +tre m)connus dans des domaines qui )chappent aux d)monstrations concluantes. Dans cette communication nous soumettons ! l'examen, du point de vue des principes m)thodologiques leibniziens au sujet des controverses, les arguments pol)miques de notre philosophe dans ses )crits des ann)es 17011713 sur la guerre de la succession d'Espagne. On peut tout d'abord se pencher sur la moralit) m+me de l'int)r+t port) par Leibniz ! cette question. Bertrand Russell n'est pas le seul historien de la philosophie qui attribue aux agissements, voire m+me aux conceptions th)or)tiques de Leibniz, des motifs peu honorables, en particulier les ambitions d'un courtisan. Or peuton soup'onner Leibniz, dans les )crits dont nous nous occupons ici, d'agir comme un avocat v)reux, qui, au service de ses ma3tres, serait pr+t ! trouver n'importe quelle plaidoirie, qui pourrait +tre retourn)e tout aussi bien s'il s'av)rait plus fructueux de pr+cher la cause de la partie contraire? Non pas! N. Rescher nous semble se placer beaucoup plus pr/s de la v)rit) lorsqu'il rejette cette vision d'un Leibniz peu scrupuleux, avide principalement de contenter ses employeurs. Certes, comme tout autre homme Leibniz poss/de une personnalit) complexe, mais de nombreuses donn)es biographiques )tayent la conjecture aux termes de laquelle les raisons ayant pouss) notre philosophe ! s'engager ! fond dans son soutien de la cause de l'Archiduc Charles dans l'affaire espagnole sont essentiellement audessus de toute ambition mesquine. Leibniz, dont l'austrophilie enthousiaste pendant ces ann)esl! ne saurait s'expliquer par des consid)rations purement personnelles, loin de l!, se montre soucieux d')viter l'emprise absolue sur l'Europe de la monarchie fran'aise, d'assurer par l! une certaine tranquillit) et harmonie du continent, de parer ! ce qui lui semble constituer un grave danger pour le peuple espagnol " celui de tomber sous le poids d'un pouvoir royal sans frein ni partage. Or peut+tre estil encore-=o.o.o. plus pouss) au combat des id)es sur ce probl/me d)licat par un sentiment juridique qui repousse la succession bourbonienne au tr=ne de Madrid comme contraire au droit, donc )quivalant en fait ! un vol. Il y d)veloppe des arguments bien )tay)s avec la rigueur froide d'un analyste subtil et pr)cis. L')tude des arguments fournit la preuve de la fermet) et de la solidit) de ses convictions l!dessus. Ses raisons son claires, d)taill)es, )loign)es du tapage et du bavardage. Leibniz n'a pas consacr) ! la question de la succession espagnole tel ou tel pamphlet sporadique  R ou de circonstance, mais une longue suite d'opuscules: La justice encourag)e: contre les chicanes et  R menaces d'un partisan des Bourbons , 1701, ap. Oeuvres , publi)es par L.A. Foucher de Careil, III, Paris:  R Firmin Didot, 1861; r)impr. d'Olms Verlag, Hildesheim, 1969; pp. 308314; Dialogue entre un Cardinal et  R l'Amirante de Castille , 1702, ibid., pp. 31559; Manifeste pour la D)fense des Droits de Charles III, Roi  R d'Espagne , 1703: ibid., pp. 360431; Projet d'une pr)face fait imm)diatement apr/s l')lection de l'Empereur Charles VI pour servir ! une nouvelle )dition de la d)fense de ses droits sur la  R{ monarchie d'Espagne, traduite en castillan avec une pr)face , 1711, ibid., pp. 36876; La paix d'Utrecht  Ri inexcusable , d)c. 1713, op. cit., tome IV, pp. 1140. L')tude minutieuse des arguments de ces )crits nous permet d'atteindre plusieurs conclusions importantes. Tout d'abord, notre philosophe se r)v/le l'un des premiers grands hommes de son temps ayant aper'u la signification de l'opinion publique. Sans doute de R) puis le surgissement de l'imprimerie au XVe si/cle le r=le de la parole )crite s')tait peu ! peu renforc), au  R point qu'! la fin du XVIIe si/cle Leibniz n'avait nul besoin d'inventer l'art des pamphlets. Il a )lev) toutefois le pamphlet politique ! un niveau tout ! la fois de clart) et d'exactitude dans les preuves qui d)passe de loin la plupart non seulement des brochures comparables de son )poque mais peut+tre m+me aussi de celles des temps post)rieurs. Deuxi/mement, Leibniz tient, tout au long de la pol)mique qui l'oppose aux chicanes des partisans des Bourbons " quoiqu'il n'ait jamais sign) de son nom lesdits )crits ", ! se conformer ! des r/gles du d)bat, comme celle qui permet ! son adversaire d'exposer en d)tail ses propres th/ses et ses arguments " que Leibniz s')vertue ! reproduire soigneusement ", comme celle encore qui veut que la r)futation ne soit pas fallacieuse, ne refile pas aux propos de l'interlocuteur des sens qui ne lui appartiennent pas, et que dans la mesure du possible des pr)misses seules soient avanc)es qui sont susceptibles d'obtenir un acquiescement de l'adversaire, au moins en principe, au moins en vertu d'une consid)ration analogique. Leibniz tient aussi ! ne pas se d)partir d'un ton courtois, m+me lorsqu'au fil de l'acharnement du conflit, les positions se durcissent, ce qui ne saurait ne pas se refl)ter dans une certaine acerbit) des expressions " acerbit) que notre auteur s'attache sinon ! refouler du moins ! amoindrir. L'enjeu de cette conduite de la controverse c'est la mise en uvre de tout ce qui pourrait id)alement favoriser l'accord raisonnable des interlocuteurs, donc la concorde sur des bases rationnelles.  R/ Au point de vue juridique, l'importance de l'id)e de droit dans ces )crits de Leibniz est ind)niable. Il s'agit l! d'un fait mis en relief par Foucher de Careil dans son introduction au t. IV de son )dition des uvres de Leibniz. Notre philosophe y d)fend le besoin, l'importance et la force l)gale des trait)s internationaux publiquement et formellement ent)rin)s et ratifi)s, notamment du Trait) des Pyr)n)es de 1659 et du Trait) de Ryswick de 1697. Le premier comportait, en annexe, le contrat de mariage de l'Infante Marie Th)r/se avec le roi Louis XIV, par lequel l'Infante renon'ait, et pour ellem+me et pour ses descendants, mles et femelles ( quoi qu'ils puissent dire ou pr)tendre8 ), ! toute vis)e sur le tr=ne espagnol. Cette renonciation solennelle soul/ve de s)rieux probl/mes juridiques et philosophiques, voire m+me m)taphysiques, que Leibniz s'applique ! examiner soigneusement. Ce souci de d)m+ler l')cheveau juridique autour de la succession espagnole saute aux yeux dans tous les )crits leibniziens sur la question, y compris le Dialogue entre un Cardinal... , qui est pourtant le plus politiquement passionn). Un autre aspect des )crits de la plume de Leibniz dont nous nous occupons ici c'est le principe  R) aux termes de laquelle clara non sunt interpretanda et interpretatio cessat in claris. Leibniz y met en valeur la teneur nette et tranch)e du contrat de mariage, sans pour autant oublier le contexte (ce que nous appellerions des marqueurs pragmatiques), pour souligner le caract/re irr)vocable des clauses en question.c+o.,,bb (Sur l'interpr)tation en droit cf. l'article de M. Dascal & J. Wroblewski Transparency and Doubt: Under R standing and Interpretation in Pragmatics and in Law , Theoria N 11.) Nos remarques ne visent pas ! une justification totale des proc)d)s pol)miques de Leibniz. Sans doute ses arguments comportentils des lacunes, des maillons faibles ou moins forts. Dans l'ensemble cependant nous nous croyons en droit d'affirmer que Leibniz s'est acquitt) avec honneur de cette )preuve difficile, et qu'il a montr) en pratique qu'un philosophe peut prendre partie dans les questions brElantes de la vie r)elle de la soci)t) sans enfreindre ses propres principes.